La Garde

La Garde est une commune française située dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Ses habitants sont appelés les Gardéens.

La Garde se situe dans le Var, à l’est de Toulon, entre Marseille et Nice, dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

La Garde est une commune du littoral varois, ayant une façade maritime sur la Rade de Toulon. Elle s’étale depuis le lieu-dit « Pierrascas » au nord, où se situe son culmen (206 m), jusqu’à la mer au sud, sa façade maritime étant délimitée par les anses de Magaud et de San Peyre.

Son territoire qui s’étend sur 1 554 hectares, comprend :

L’Eygoutier1, est le principal cours d’eau. Long de 15,2 km, il prend sa source sur La Crau et traverse la commune puis celle du Pradet, avant de se jeter à la mer au Mourillon (Toulon), à l’est du Fort La Croix. Il est canalisé en partie au sud de La Garde, sépare la commune avec le Pradet. À l’est du territoire communal, il reçoit les eaux du ruisseau de Réganas (ou Regana), et du ruisseau de Lambert.

L’autoroute A57 traverse la commune au nord où existe un échangeur (A5702) à la jonction de l’A7 avec la A570. Plusieurs routes départementales traversent également La Garde. Elles sont, du nord au sud : la D97, D67, D98, D29, D559 et D42.

Des lignes de la SNCF traversent la commune, la desservant par deux gares :

Le port de commerce le plus proche est celui de Toulon, l’aéroport le plus proche, celui de Toulon Hyères à 12,63 km4.

Le territoire communal, proche de la métropole toulonnaise, est divisé en deux dans un axe orienté NE-SO et représenté géographiquement par une ligne de la SNCF. La moitié Nord-ouest est fortement urbanisée alors que la zone au sud de la voie des chemins de fer nationaux, à partir du lieu-dit « Le petit pont », ne l’est pas car elle est en zone inondable.

La commune de la Garde tient son nom de son rocher qui, au Moyen Âge, a servi de poste de guet.

La Garde possède des vestiges de l’Antiquité et de la période romaine, notamment un pressoir à huile proche du campus de l’Unversité. Saint Maur, patron de la commune, est, selon la légende locale, un dénommé Maur qui passa par là en 542. Affamé lorsqu’il entra dans le village, une vieille femme lui donna pour du pain et des oignons. Maur les bénit et décida qu’à partir de ce jour, les oignons de La Garde auraient la douceur de la pomme.

La vieille ville.

Cité en 1056 sous le nom de Guarda, le château fut fief des évêques de Toulon au xiiie siècle, de la seigneurie de Castellane au xve, puis de la seigneurie des Glandevès et enfin des Thomas. Aujourd’hui, il n’en reste que la chapelle et une tour d’angle.

Temps modernes

Vigie de Toulon au Moyen Âge, La Garde a subi de nombreuses invasions mais aussi les guerres de religion. Elle fut saccagée en 1707 par les troupes de Savoie alors qu’elle était connue sous le nom de La Garde lès Toulon.

Pour « punir » la ville de Toulon de s’être livrée aux Anglais, Napoléon Bonaparte transféra le quartier de Ste Marguerite au village de La Garde. C’est pourquoi il y a une mairie annexe dans ce quartier, un peu éloigné du centre-ville administratif de la commune. En revanche, au xixe le quartier du Le Pradet se détacha de La Garde et devînt une commune indépendante. Jean Aicard, poète et lettré provençal, vécut à La Garde.

Du rocher d’andésite (un ancien dyke excavé par l’érosion) on a extrait les pavés de Toulon à la fin du xixe. Au début du xxe, en 1927, Abel Gance tourna une partie de son film « Napoléon » à La Garde.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, La Garde a reçu en novembre 1942 une petite garnison italienne à la gendarmerie : elle s’en retira en octobre 1943 et la commune fut occupée par les forces allemandes. Des combats eurent lieu les 23 et 24 août 1944, pendant l’offensive Alliée entre les forces allemandes (Kriegsmarine et Wehrmacht) et alliées (9e DIC et Commandos d’Afrique), notamment autour du rocher et au Thouar.

Ancien centre agricole prospère, la Garde est devenue banlieue ouvrière de Toulon à partir du milieu du premier tiers du xxe. Dans les années qui ont précédé et suivi la seconde guerre mondiale, la municipalité est restée longuement de gauche (mandats de Michel Zunino et Maurice Delplace), puis, devenant de plus en plus résidentielle grâce à la multiplication des lotissements, a basculé en 2001, d’autant que de graves dissensions internes avaient affaibli la gauche quatre années auparavant. C’est aujourd’hui une commune universitaire grâce à la présence de l’USTV, prospère grâce à la zone d’activités de Toulon-Est.

En 2010, la commune comptait 25 930 habitants. L’évolution du nombre d’habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du xxie siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d’une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans

800px-Chapelle_et_carrière.JPG la garde
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Rue_de_la_vielle_ville.JPG la garde

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